L'infirmité motrice cérébrale

Espace d'informations et d'échanges sur le handicap

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conséquences,
Traitements.

HANDICAP?

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Réfléchir au handicap, c'est s'aventurer dans une polémique sans fin. Chaque expression étant chargée d'une position subjective, que signifie le fait de se référer à la notion de handicap, de personnes handicapées, de personnes ayant un handicap ou de personnes en situation de handicap? Et de quel handicap parle-t-on?

''Nous sommes tous des infirmes de la communication". Jacques Salomé.

DEFINITION DU HANDICAP

Le handicap est la conséquence d’une incapacité (déficit au niveau des performances fonctionnelles) qui rend difficile l’accomplissement des rôles attendus dans la société, en fonction de l’âge et du sexe d’un individu. Il s’agit d’une discordance entre les performances de l’individu (ses capacités) et les attentes du milieu. On considère donc comme handicapées, les personnes pour lesquelles suite à une atteinte de leurs fonctions physiques, psychiques ou intellectuelles, les activités quotidiennes et/ou leur participation à la vie sociale sont rendues difficiles. 
La notion de handicap concerne donc l’individu et la société. Si cette définition s'appuie sur la notion d'autonomie, le petit enfant, le malade, l’accidenté, le vieillard dépendant, le polyhandicapé se retrouvent dans le même ensemble alors que les destins différeront.
Nous sommes tous handicapés de quelque chose, alors! Le trop petit, le trop grand , le myope, l’édenté, le paralysé , l'enfant dyslexique ou souffrant d'un bégaiement, celui qui se remet d'une maladie et des soins invalidants qui l'ont accompagnée, ne sont-ils pas à plus ou moins long terme confrontés à une ou des situation de handicap?

Incluons-nous dans ce concept du handicap les exclusions sociales, les chômeurs , le sans-papier en déshérence, celui dont l'adresse postale lui ferme les embauches, ou que la couleur de la peau exclut d'un accès au travail, l'illettré ou le sans diplôme évincé d'un projet de vie, la femme bloquée dans sa trajectoire professionnelle ? Incluons-nous encore tous les éclopés de la vie, les déviants, les marginaux, les seniors, les enfants de la rue, les enfants, abandonnés, les orphelins...

Le handicap par son interpellation, son injustice, son étrangeté nous renvoie aux énigmes existentielles. La manière de les appréhender dépend en grande partie d'un certain nombre de représentations collectives, constantes ou variant selon le contexte culturel et l'époque. Mais bien sûr, chaque histoire de vie va les colorer de façon particulière.

Le handicap de l'autre nous renvoie à la notion la plus exacerbée de " l'étrangeté ". La personne handicapée cristallise en effet nos difficultés à vivre les différences et nous renvoie aussi à cette part de nous-mêmes, étrange, étrangère, que nous aimerions parfois expulser pour maintenir notre propre cohésion interne.
C'est pourquoi le rapport à l'autre différent et semblable dans son humanité, renvoie profondément au rapport à soi-même et favorise les sentiments de culpabilité : être en bonne santé quand l'autre ne l'est pas, souhaiter sa disparition - à l'extrême - quand le poids des jours est trop lourd, ou s'interroger pour les parents sur leur responsabilité dans le handicap de leur enfant.
La peur de l'autre, de cet autre soi- même, amplifiée par le handicap, tend à le transformer en objet : de crainte, ou de répulsion, de soins ou de devoirs. Ce mouvement est d'ailleurs très souvent intériorisé par la personne porteuse du handicap, et qui devient paradoxalement co-auteur de ce regard qui chosifie.
Nous voyons aussi que, au-delà de leur gravité objective, les handicaps selon qu'ils sont plus ou moins visibles, accidentels ou génétiques, d'une origine plus mystérieuse ou inquiétante, conséquences supposées d'une faute réelle ou imaginaire suscitent des fantasmes et des représentations très différents. La tolérance et l'accueil vont être ainsi fortement colorés par ces imaginaires enracinés dans l'inconscient collectif ou individuel.J'évoquerai trois registres qui nous confrontent à la fragilité de la vie, alors que nous ne sommes pas nous-mêmes atteints dans notre intégrité physique ou mentale, mais que nous nous confrontons à l'expérience de la vulnérabilité chez l'autre.
Lorsque vient le vieillissement de ceux qui nous entourent, avec son cortège de capacités qui déclinent, l'acuité visuelle ou auditive qui rend la communication plus difficile, la lenteur ou la maladresse des gestes, la réactivité ralentie, nous prenons conscience de nos propres limites actuelles et à venir.

Mostafa Massid

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