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 L'adultère

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L’adultère désigne un acte d’infidélité dans le couple commis par l’un des conjoints en nouant une relation sexuelle extraconjugale
La fidélité dans le couple repose sur la foi l’un en l’autre,  et qui est entretenue par l’amour, la confiance et la communication saine
La fidélité ne peut être rompue subitement du jour au lendemain. L’infidélité est une réaction dont les causes sont plurielles et qui peuvent être d’ordre personnel ou relationnel
Les deux sexes sont concernés car nous avons tous un désir inconscient de recherche de plaisir avec divers partenaires, plus exacerbé chez l’homme que la femme.  La source de  cette tendance réside dans un capital archaïque qui comporte un aspect polygame
La polygamie désigne plusieurs mariages à la fois. Dans un système patriarcal elle est définie par la polygynie qui désigne l’homme qui se marie à plusieurs femmes, et dans un système matriarcal, par la polyandrie pour désigner la femme qui se marie à plusieurs hommes.
Ces deux systèmes existent encore de nos jours. La polygynie est la forme de polygamie qui dure et est autorisée par la religion dans notre société arabo-musulmane. La polyandrie est beaucoup moins répandue et se trouve limiter dans certaines tribus en Afrique et en Australie.
Pour cerner le phénomène au niveau de la société marocaine, ce capital archaïque agit toujours insidieusement et impacte inconsciemment la relation entre l’homme et la femme. Il faut admettre que si les femmes marocaines d’il y a quelques décennies acceptaient de plein gré et trouvaient qu’il était normal que l’homme puisse entretenir des relations extraconjugales,  malgré son émancipation et son refus de cet acte, la femme marocaine d’aujourd’hui conserve les mêmes croyances en restant convaincues que l’homme est naturellement  prédisposé à l’infidélité. La preuve beaucoup de femmes vivent encore cette situation qu’elles n’acceptent pas mais s’y résignent comme s’il s’agissait d’une fatalité. Ces croyances entretiennent cette attitude chez l’homme car il les intercepte sciemment ou inconsciemment comme une acceptation tacite.
Par ailleurs il faut savoir que la sexualité de l’homme est différente de celle de la femme. Celle de l’homme est essentiellement physique c’est ce qui explique sa facilité à trouver du plaisir avec  une partenaire étrangère qui l’attire sensuellement. Par contre, chez la femme la sexualité est exclusivement affective et elle ne peut passer à l’acte que lorsque l’homme répond à cette quête émotionnelle.  Celles qui ont une facilité à le faire sans cette notion, le font pour d’autres raisons.
Des croyances erronées restent ancrées et sont entretenues par l’absence de l’éducation sexuelle en général et une absence de communication dans le couple sur le plan sexuel, justifiée  par une fausse pudeur.
On a constaté tout de même une légère baisse de la tendance à l’adultère qui peut être expliquée par la foi et donc le respect de la religion chez certains d’une part et le désintérêt chez d’autres moins sujets aux tentations, de l’autre.
L’infidélité dans sa composante psychologique peut être liée à un blocage à un stade précoce du développement psychosexuel (carence affective, sexualité exacerbée par une érotisation de l’enfant, relation incestueuse inconsciente etc.)
L’infidélité dans un couple uni, ne survient pas du jour au lendemain, il y a toujours des signes avant-coureurs qui ne sont souvent pas perçus. Elle est donc le résultat d’un conflit qui a duré un certain temps aggravé par une absence, un  manque de communication ou une communication violente. Les couples qui consultent pour l’infidélité évoquent rarement les causes réelles  de la problématique. Ce n’est qu’à travers un travail sur soi que ces causes sont identifiées permettant une prise de conscience de ses propres besoins et de ceux de l’autre, qui favorise le rapprochement.
Tous les couples peuvent être confrontés à cette situation et lorsqu’il arrive qu’elle survienne, chacun réagit en fonction de l’impact de l’acte sur son affect. Pour la plupart des cas l’infidélité est perçue comme une trahison qui renvoie à des blessures narcissiques anciennes génératrices de comportements irréfléchis (colère, agressivité, vengeance, chantage …) qui ne font qu’aggraver le problème pouvant aller jusqu’au divorce.
Il ne faut pas exclure le fait que l’adultère n’est pas systématiquement une preuve de désamour, il est souvent le résultat d’absence de maîtrise des pulsions dans des contextes favorisant les tentations.
Rien ne prouve qu’une personne,  ayant commis l’adultère une première fois, soit prédisposée à la récidive. Ce sont des préjugés qu’il faut éviter, car l’acte peut avoir un caractère dissuasif qui élimine cette probabilité
Face à un adultère le comportement le plus sage est
-    de se contrôler,
-    d’éviter d’ébruiter l’évènement,
-    de ne pas se laisser envahir par les réactions de compassion de l’entourage qui sont susceptibles d’induire des suggestions négatives et regrettables,
-    d’adopter  le calme, le dialogue, la réflexion pour mieux comprendre le problème et tenter de mettre le doigt sur les causes réelles.                                                                                                    
-    Ne se positionner en tant que victime, et admettre que l’on a probablement sa part de responsabilité dans le conflit.
-    Se faire aider par un professionnel de la relation d’aide familiale et du couple
-    Savoir pardonner

« Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage. » de Ninon de Lenclos

Mostafa Massid

 

 

 


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Le comportement dit plus long que la parole

Article paru sur le magazine CITADINE n° 174 de mars 2012

 

 

 

 

 

 Voilà ce que l’homme veut transmettre comme message à sa femme mais par fierté ou manque de courage n’ose pas. Il le dit par des réactions qui sont le plus souvent dictés par un sentiment d’incompréhension. À tort ou à raison, toujours est –il que le langage non verbal est bien difficile à décoder, car souvent incohérent.  Il arrive qu’on dise non pour dire oui, réagir agressivement, fuir ou se replier parce que l’on n’a pas appri à être proche de ses émotions.
 
Chère épouse
Tu sais, nous les h ommes, nous pouvons donner l’impression d’être compliqués mais pas plus que tous les mortels. Derrière nos comportements il y a tellement de choses à comprendre. Et si toi et toutes les femmes, voulez bien aller à la découverte de l’individu, en vous frayant un chemin à travers les sillons de nos réactio ns,vous trouverez des réponses à toutes les questions qui vous tracassent, et verrez bien que toute la masse du mâle n’est qu’une armure qui renferme combien d’émotions contradictoires , que lui-même a du mal à concevoir.
Eh oui au-delà  de toute apparence il y a certaines vérités.
En premier lieu, saches, ma chère, que tout homme quels que soient, sa taille, ses origines, ses croyances ou son caractère, a une peur consciente ou non de la femme sur terre. Mes semblables refusent de l’admettre et diront le contraire, je voudrais bien ne plus me taire pour tenter d’apporter une contribution qui favoriserait nos relations. Si on réfléchissait  juste un peu, on finira par me donner raison.
Si l’homme fut le premier humain de sexe masculin, la femme a été créée à travers lui et pour lui, afin de perpétuer l’espèce. Déjà on peut  saisir de cette sagesse, pourquoi la femme fut dotée de finesse et de bien d’atouts de séduction. Et dès son apparition, l’homme se laissa envahir par ses pulsions. Pour les satisfaire il pouvait tout faire jusqu’à commettre le péché original qui les expédia tous deux sur terre. Un peu plus tard leur fils commit le premier homicide en tuant son propre frère pour garder à lui seul la sœur qui suscitait son excitation.
Imagine ma chérie, que rien ne se perd et que ce capital si archaïque soit-il,  se trouve logé si bien en nous, et siège dans notre cerveau reptilien. Depuis lors la peur se manifestait de plusieurs façons par le biais des réactions. L’homme alors, usa de sa force de domination.  Pour lui, il fallait contrôler la situation en obligeant la femme à la servitude et la soumission. Pendant des millions d’années, il réussit tant bien que mal à faire régner son autorité de mâle viril et puissant, si bien que la peur se fit si petite presque inexistante qu’elle laissa place à l’égoïsme, l’orgueil et le désir d’exploitation. Vint l’ère des études, l’écriture et la réflexion. Que de pensées, d’analyses et d’interprétations pour tenter de dénouer l’énigme en question. Jusqu’à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème où l’œdipe fut dévoilé par des hommes qui ont osé défier les tabous et interdictions. Là encore les tentations provoquées par la femelle d’antan,  eurent pour effet le meurtre du père par son propre fils pour s’approprier sa mère dans la dépravation.
Au début l’homme tomba sous le charme de la femme et défia Dieu en ignorant Ses recommandations. Ensuite le jeune osa décimer son propre frère pour s’emparer à lui seul de l’objet de son excitation.  Et le comble, celui qui alla jusqu’à éliminer son père pour prendre sa mère sous l’emprise des plus viles pulsions
Tous ces faits et bien d’autres encore ont généré la peur autant chez l’homme que chez la femme, chacun se méfiant de l’autre avec exagération.  Quoi de pire pour installer la discorde, les tensions, entrainer la vengeance s à travers bien de stratagèmes et de machinations
Lhomme et la femme, le plus fort n’est pas celui qu’on pense et le mâle par son orgueil exacerbé refusa de reconnaitre son ignorance. Tandis que la femme, de sa faiblesse elle prit conscience du terrible pouvoir dont elle disposait pour mettre l’homme dans toute sa puissance dans des situations qui gâchaient son existence.
L’homme finit par abdiquer et sous couvert de l’émancipation consentit à restituer de droit, à la femme, la place que lui confère les lois. On estima que cette raisonnable initiative viendrait enfin réconcilier les sexes et permettre une coexistence  moins nocive. Mais ma chère, c’est sans compter l’inconscient  qui du reptilien provoque les anciennes réminiscences, les conjugue avec les croyances et l’éducation, pour entretenir la peur et empêcher de traduire les théories en applications.
Ce discours aussi satirique qu’il puisse te paraître, si tu veux bien,  ma chérie y réfléchir t’aidera à comprendre mon fonctionnement  et  également le tien car tout est lié, il n’y a pas d’effet sans causes et tout écho est le produit d’une résonance sans aucune illusion.
Même si ça peut paraître confus, mon amour pour toi n’est jamais remis en question. N’en doute pas, c’est bien au contraire ce sentiment qui est à la base de toutes ces interactions.
C’est bien fou mais la réalité est là, nous nous aimons cependant chacun de nous a peur de l’autre sciemment ou inconsciemment. Cette ancienne peur bien enfouie, de sa cachette nous manipule en nous armant de divers comportements chacun selon sa nature et son éducation.
Au lieu de chercher des résolutions à ne plus en finir, pourquoi n’emprunterions nous pas le plus court chemin vers une plus sur réconciliation. Parlons de nos peurs plutôt que de nos armes que nous brandissons avec force pour l’impression et l’intimidation.
Vous autre femmes, quoiqu’il en soit vous avez su apprivoiser vos peurs, vivre avec et en faire l’instrument stratégique controffensif  et  voire même de persuasion. Alors qu’en refusant nos peurs par une présumée virilité, nous les hommes réagissons mal en nous entrainant dans de désagréables situations. Et sans nous rendre compte nous transmettons nos erreurs à notre progéniture et future génération pour perpétuer encre  cette fâcheuse situation
Crois-tu que je sois insensible à tes souffrances, ta tristesse et tes malheurs ? Pas du tout, j’en subis toute la douleur que malencontreusement ma fierté se plait à refouler pour ne pas perdre une dignité illusoire  qui aveugle ma conscience et ma raison. Or la dignité la vraie est celle qui dicte le bon sens dans la tolérance et  la compréhension.
Voilà ma chérie, je veux que tu saches qu’à travers tout cela  mais aussi à travers mes comportements passées et à venir aussi incohérents soient-ils, il y a un appel de détresse. Je demande ton aide, pour moi, pour ce que je suis, un être qui à son insu se laisse envahir par des peurs enfouies qui font de ses réaction un amalgames de comportements aussi irréfléchis qu’incohérents.
Pour moi, pour toi, pour nous et pour notre espèce  ne te fie pas aux réactions, essaye d’écouter mes émotions et de te saisir des plus belles d’entre elles pour faire de notre amour l’outil de notre félicité et notre épanouissement.

Mostafa Massid

 

 

 


 

 

 

«La femme épanouie est généreuse sans être asservie»

Entretien avec le journaliste Badreddine Kidiss pour Weblol premier portail de mieux-être

c3a9panouie.jpgLe 8 Mars est toujours l’occasion idéale pour célébrer l’autonomie féminine. Mais voilà. A l’heure où la femme a du mal à acquérir tous ses droits, peut-elle légitimement aspirer à être épanouie ? Doit-elle s'adapter aux situations dans lesquelles elle se trouve, dans le but de garder un certain équilibre? Pour répondre à ces questions, nous avons fait appel au psychothérapeute Mostafa Massid.

Entretien:

1) D’après vous, quel est le profil-type d’une femme épanouie?

C’est une femme qui se sent bien dans son corps et dans son esprit, elle a le sentiment d’être utile pour elle-même, pour son entourage et pour l’humanité. C’est aussi une femme qui «donne» sans rien attendre en retour. Elle se sent bien entourée sans chercher que l’on lui prouve. C’est une femme confiante qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle est capable de faire. Elle est généreuse sans être asservie, elle est tolérante sans être soumise, elle est intelligente sans être malicieuse. Elle se sent belle sans être parfaite, radieuse, débordante d’énergie, elle est comme une rose épanouie que l’on admire tout en inhalant sa senteur rafraichissante. De la femme épanouie, émane une aura qui répand le bonheur et la joie de vivre.

Lire la suite: http://weblol.ma/weblol/index.php?chx=psds





 





Nous sommes trop malmenés...

 

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28/03/2012 - PROTECO France ,

Directeur général, Proteco France





Avez-vous remarqué comment nous sommes malmenés ?

Etre nous-mêmes, en phase avec nos envies, notre personnalité, nos valeurs, nos attentes, nos proches, est devenu impossible, nous sommes dans des rôles, dans la composition.

Les individus que nous sommes sont malmenés, de l’enfance à la vieillesse.

Tout bébé déjà, pour beaucoup c’est, levé, à 6h30 du matin pour aller chez la nounou, récupérés à 19h le soir. Les WE sont donc soit avec des parents fatigués qui ont peu de disponibilité, soit avec des parents au contraire hyper-actifs qui vous trimballe partout, à toute heure, et ne laissent aucune place à de vrais moments de tendresse, de calme, de ‘’prendre le temps’’. Ensuite suit l’école, le collège, le lycée, dans le même schéma. La pression commence des 5 ans, et ne s’arrête plus.

Après tous les contrôles et évaluations tout au long de la scolarité, pour arriver au Bac il se passe déjà beaucoup d’heures de stress qui se cumulent insidieusement.

Pour ceux qui poursuivent leurs études, le niveau est toujours plus haut, la pression aussi. Pour certains ce parcours est assez facile, pour d’autres il est un long chemin de croix. Une bonne partie n’en sort pas indemne. Vient de suite l’heure de trouver un travail est de tenter d’y progresser. Entre incertitude du lendemain, obligation d’être toujours performant, menaces des concurrents, menace des situations économiques, des délocalisations, des guerres internes, des petits chefs qui vous pourrissent la vie, des collègues pas très clean, d’une vie toujours plus chère, de conditions toujours plus contraignantes, de salaires qui ne suivent pas, il faut trouver du temps pour soi, pour sa famille, ses amis. Du temps et de la sérénité pour être soi.

Et si l’on y réfléchi, c’est quasiment impossible. Nous sommes le plus souvent en état d’équilibre, entre ce que nous vivons et ce que nous devrions vivre. Ce ne sont que compromis avec la famille, les collègues, les supérieurs comme les personnes que vous pouvez avoir à diriger, les clients, les fournisseurs, les administrations, les divers organismes auxquels nous avons à faire. A mettre de l’eau dans son vin partout nous nous y perdons un peu, parfois beaucoup. Cela nous mine de manière consciente ou inconsciente et malheureusement beaucoup de personnes s’y trouvent bien et cultivent cela. Souvent il n’y a pas la plus élémentaire politesse, Que ce soit de visu, par mail, téléphone, dans un magasin, une entreprise, plus de ‘’bonjour’’, plus capable d’explications et de demandes simples, cohérentes, justifiées et polies. Les RDV pris par des personnes ne viennent pas, ne se décommandent pas, et n’ont jamais la courtoisie de s’excuser. Les demandes de devis ou l’ont ne vous répond pas, les artisans qui doivent passer et ne viennent pas, les RDV que vous prenez ou l’heure est largement dépassée, le meuble commandé qui n'arrive pas le jour prévu, la cuisine équipée incomplète, les administrations, organismes commerciaux, ou l’on vous répond à une demande particulière par une lettre type pas du tout adapté, ou l’on vous répond des choses absurdes, ces documents ne sont signés de personne juste ‘’le service’’, aucun N° de tel pour discuter. Si vous êtes en panne d’internet on vous répond de vous connecter ! Des documents innombrables à procurer des dizaines de fois aux même organismes, faite faire une CI, un passeport, un permis de conduire, une carte vitale, etc…Chaque fois on vous demandera un acte de naissance ! Même si c’est la 3eme fois que vous renouvelez, des fois qu’entre temps vous soyez né à une autre date, ailleurs, ou d’autres parents ! !

C’est quand même étonnant quand je prends un PV, personne ne me demande de pièces pour connaître mon adresse, mais ça arrive chez moi, donc une boite à flash est hautement plus intelligente qu’un fonctionnaire. Si j’envisageais de ne pas payer mes impôts, là aussi c’est bizarre on me trouvera sans l’ombre d’un doute et je n’aurai pas à prouver mon identité.

Vous avez remarqué que vous pouvez facilement et en 10 mn souscrire par mail un abonnement, internet ou téléphonique ? Par contre quand vous avez un problème, aucun mail, aucun N° de téléphone, un FAQ, inaproprié, et pour le service client il faut écrire une bonne vieille lettre papier ! à un FAI ! Le comble, là vous avez parfois droit à un mail d’un centre d’appel qui se trouve au Pakistan ! Pour résilier tout est fait pour vous obliger à rester, moi j’ai eu droit à tout, on n’avait pas reçu mon recommandé, je l’ai renvoyé (pendant ce temps un prélèvement de plus ) et croyez l’on m’a retourné à mon adresse un mot disant que mon adresse était illisible sur l’A.R, ensuite j’ai retourné ma box en colis suivi, cette fois on m’a écrit pour me dire que je ne l’avais pas envoyé à la bonne adresse (celle ou j’avais souscrit et d’ou venait mes factures), il a fallu que je la récupère, pour la renvoyer ailleurs, et là on m’a dit ne jamais l’avoir reçu, j’ai eu droit aux relances, menaces d’huissiers etc…Je me demande quel est le lâche, l’anonyme abruti qui gère cela. Passez simplement une petite annonce pour vendre un objet quelconque, vous aurez 10 appels de curieux, 5 qui viendront marchander de manière excessive, 5 autres vous poserons un lapin au RDV prévu, au moins 3 vous poserons une question qui est déjà dans le descriptif de votre annonce, et sur les 10, au moins 9 aurons omis les simples formules de politesse et répondus avec 10 fautes dans leur mail, quand ce n’est pas écrit en mode texto. On peut citer les personnes qui parlent fort au téléphone en public et qui se fichent de déranger les autres ou de leur faire partager leur vie privée ! J’ai vu des gens répondre au téléphone dans un cortège funèbre ! Ne parlons pas du restaurant, cinéma, transport en commun ou magasins ou c’est simplement insupportable.

Quand le carburant augmente à cause du prix du baril, la répercussion est sous quelques jours, quand il baisse c’est plusieurs semaines et la baisse n’est pas celle du baril.

Ces exemples, mais il y en aurait des dizaines pour vous dire que derrière tout cela il y a des hommes qui décident, de sombres crétins malhonnêtes. Aussi beaucoup de personnes désabusées qui n’ont plus envie de faire bien ou de faire juste.

En arrive des suicides à cause du travail, à cause de la certitude de lendemains ou il n’y a plus d’espoir, toutes les couches de la populations sont touchés.

Alors cela devient le royaume des gens qui nous poussent toujours vers des situations énervantes, qui finissent par nous rendre agressifs, intolérants, à force de toutes ces petites mesquineries, des ces pertes de temps, d’argent, d’énergie. Qui font notre société ou il fait si mal vivre aujourd’hui. Nous perdons notre humanisme, nous allons vers du chacun pour soi, et après moi la fin du monde. Si cela me convient à moi, je me fiche que ça ennuie profondément un autre. L’égoisme est devenu Roi. C’est cela que nous préparons en pire pour nos vieux jours et c’est ce que nous léguerons à nos enfants…Etre malmenés et malmener nous mêmes…Nous avons normalisé, l'anormal. Bravo, continuons.

http://www.viadeo.com/hub/forums/detaildiscussion/?containerId=0021jiep9mgjpb50&forumId=0022dz6y8c1qawue&action=messageDetail&messageId=002yrr2n25rltoa


 



La nourrice ou mère de lait


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On le sait,  les innombrables bienfaits de l’allaitement maternel que ce soit pour le bébé ou pour la maman ; ne sont plus à prouver.  Le progrès de la science a fait que l’on soit arrivé à fabriquer un lait proche du lait maternel mais on n’arrivera jamais à l’égaler

La raison est toute simple, le lait maternel est écologique, pratique très économique

Ecologique dans la mesure où il est conservé naturellement à une température idéale, bébé contrôle lui-même la quantité à consommer, il n’y a ni restes ; ni résidus ni déchets.

Pratique car il ne nécessite aucune préparation,  il est disponible spontanément, n’importe où et n’importe quand.

Economique, le lait maternel est un don de Dieu ; il est mis à la disposition de toutes les femmes quelles que soient leur race, leur confession ou leur condition socioéconomique.

Sur le plan psychoaffectif l’allaitement maternel a un impact très positif que se soit sur le bébé ou sur la maman. C’est un moment de symbiose affective où le bébé outre les sensations de plaisir physiques et émotionnelles, se sent en sécurité. Lové dans les bras de sa maman, par la tétée, le toucher, le goût,  l’odeur, la voix,  il se sent relié, attaché, il retrouve la plénitude dont il jouissait lors du stade utérin. Quoi de plus bénéfique pour favoriser sa croissance et son épanouissement.

Pour la maman, la séance d’allaitement dépasse de loin toute méthode de ressourcement. Elle est animée par des émotions extraordinaires et profondes accompagnées de sensations très agréables qu’elle est la seule à percevoir, à ressentir à apprécier.

Psychologiquement elle retrouve sa féminité sous son aspect le plus valorisant, celui qui donne le sentiment de se sentir importante et favorise ainsi, l’amour de soi, l’estime de soi et la confiance en soi.

L’allaitement naturel a également un double effet bénéfique sur la santé de la maman, il est thérapeutique dans la mesure où il aide à rétablir la stabilité des organes génitaux après l’accouchement,  et à se débarrasser des kilos superflus accumulés pendant la grossesse. Il est préventif car il réduit considérablement les risques de problèmes gynécologiques.

Certaines idées préconçues tendent à faire croire que l’allaitement maternel abîme les seins ; il n’en est rien, les spécialistes sont formels là-dessus.

L’allaitement maternel n’a que d’énormes avantages, aucun inconvénient et aucune contre indication.

Et si pour des raisons de santé la maman ne peut pas allaiter ?

Les études anthropologiques révèlent que déjà dans la préhistoire, on avait recours à une autre maman nourrice pour nourrir l’enfant. Une alternative humaine qui a été poursuivit jusqu’à l’invention du lait en poudre.

Dans notre civilisation arabomusulmane ce mode est resté longtemps pratiqué malgré la disponibilité du lait artificiel.

Au Maroc, il n’y a pas si longtemps que cette pratique ait connu une nette régression. Si on ne la voit plus dans les villes, on y a encore recours dans les régions rurales et montagnardes où l’enclavement et les conditions économiques rendent difficile l’approvisionnement en lait artificiel, d’une part, et où les gens restent attachés aux traditions ancestrales, de l’autre

En effet cette pratique était courante et intrinsèque aux traditions ancestrales marocaines jusqu’à,  il y a très peu de temps. Néanmoins de nos jours, on continue à entendre que bien de personnes  sont unies  par les liens du lait. 

Lorsque la mère ne peut pas allaiter pour des raisons de santé, on a recours à une mère nourrice ‘’al mourdi3a ou ardi3a’’. Celle-ci, en général, fait  partie de l’entourage. Il s’agit le plus souvent d’une voisine, une parente ou une amie qui allaite son propre enfant et consent à allaiter bénévolement l’enfant dont la mère en est incapable. Cet acte est considéré comme Ajr (bienfait), elle fait don de son lait généreusement répondant ainsi aux préceptes de l’Islam recommandant la solidarité et l’entraide entre humains.

Au cas ou on ne trouve pas de mère lait parmi l’entourage, il est permis de faire appel aux services payants d’une nourrice

Les liens de lait revêtent un caractère spirituel profond, ils sont considérés aussi sacrés, voire plus que les liens de sang. L’enfant nourri au lait d’une mère nourrice devient un ‘’Mohrem’’, il est alors considéré comme le fils de celle-ci et le frère des ses enfants, au même titre que sa mère génitrice, ses propres frères et soeurs par les liens du sang. Il lui est alors interdit d’envisager de se marier avec toute personne figurant parmi celles auxquelles s’applique les règles de la Chari3a concernant l’union sacrée par le mariage.

Socialement, on a toujours constaté un respect profond ente les personnes unies par les liens de lait. Le frère et la sœur de lait sont toujours évoqués avec un sentiment mêlé de respect d’admiration et de fierté différent de celui ressenti chez la fratrie biologique. Ceci peut s’expliquer, d’une part par une reconnaissance de la personne allaitée pour la mère de lait pour l’avoir nourri de son sein lui ayant, ainsi, permis de vivre. Une reconnaissance à laquelle se sont greffés au fil du temps, l’amour, l’affection et le respect. D’autre part, par la reconnaissance à la fratrie avec laquelle elle a partagé le lait coulant du même sein, la Bezzoula étant un objet symbolique d’union solennelle et sacrée inscrit dans l’inconscient collectif et qui incite au respect et à une profonde considération de et entre tous ceux qui l’ont partagée et la société en général.

Sur le plan psychologique, ces caractéristiques spirituelles, affectives et morales sont un plus pour l’enfant dans la mesure ou une seconde famille renforce chez lui le sentiment de sécurité. Le fait d’avoir une mère et des frères de lait lui accorde le privilège de jouir de plus d’affection et de soutien, la confiance en soi et l’estime en soi sont également renforcées, ce qui tend à favoriser son épanouissement ultérieur.

Pour ne pas oublier les mamans, la biologique et la nourrice, cette pratique a pour avantage de rassurer la maman qui ne peut pas allaiter, son enfant, nourri au lait naturel à toutes les chances de croître en bonne santé. Une mesure à effet déculpabilisant et réconfortant dont elle a un grand besoin pour dépasser sa frustration. En outre elle gagne une sœur chez laquelle elle trouve tout le soutien et le réconfort favorables à son mieux être.

Cet acte renforce chez la mère nourrice le sentiment d’être humainement utile. Un don de soi  qui a pour effet de rehausser la confiance en soi, l’estime de soi et favorise l’équilibre personnel.

Les causes ayant conduit à l’extinction de cette coutume sont multifactorielles. On cite le facteur socioéconomique, de nos jours la plupart des femmes sont actives, elles ont déjà du mal à allaiter leurs propres enfants, comment alors envisager l’allaitement d’un tiers. Entrent en jeu le sentiment d’insécurité et la perte de confiance qui à leur tour on incité à un individualisme de plus en plus croissant et par conséquent à la perte d’un bon nombre de bonnes vieilles habitudes.

 


 

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Les supertitions

Réponses aux ques tions de Khoula Benhaddou journaliste Citadine

Citadine n°180 octobre 2012


 

Tout d'abord, comment se fait-il qu’à nos jours les mauvaises croyances persistent toujours, malgré l’amélioration du niveau culturel et intellectuel des marocains ?

 

Les croyances négatives relèvent de la culture et l’éducation et n’ont rien à avoir avec le niveau intellectuel dans le sens où elles touchent toutes les catégories sociales sans exceptions. Il n’est guère étonnant de voir un médecin, ingénieur, professeur ou leader politique influencé par ces croyances. Ce phénomène n’est pas une caractéristique propre aux marocains, il est très courant partout dans le monde.

 

Il s’agit d’une ‘’programmation sociale’’ qui à un stade précoce, inscrit dans la mémoire sensorielle un nombre d’éléments liés à des croyances erronées qui se diluent avec le capital intellectuel et font donc partie des comportements conscients ou non de l’individu. Par exemple, quand on se frotte l’espace entre le nez et la bouche on embrasse inconsciemment le doigt (généralement l’indexe) croyant dur que l’on va rencontrer et saluer quelqu’un que l’on na pas vu depuis quelques temps. C’est un mécanisme de conditionnement d’influence sociale, installé très tôt, auquel on a du mal à échapper même quand on y croit plus.

 

Quelles sont les origines de ces mauvaises croyances, sur quoi se sont basés les premiers superstitieux ?

 

La superstition est une croyance irrationnelle qui accorde un caractère sacré à certains phénomènes, objets, paroles etc.

 

Elle répond à un besoin d’assurance, de sécurité. On peut dire que la superstition existe chez l’Homme depuis sa création dans le sens ou Eve et Adam seraient les premiers superstitieux dans le péché originel, pour avoir cru (croyance) qu’en consommant la pomme ils deviendraient éternels. La superstition réside dans le fait d’avoir accordé un pouvoir surnaturel au fruit. Le forgeur de cette croyance, Satan n’a fait qu’exploiter la vulnérabilité de l’homme générée par la quête inconsciente de survie.

 

Par la suite nos ancêtres primitifs face aux phénomènes naturels, soleil, foudre, tonnerre etc., auxquels ils ne trouvaient pas d’explication rationnelle crurent à l’existence d’entités surnaturelles et inventèrent toutes sortes de rituels ésotériques pour se protéger, un besoin de sécurité inné chez l’Homme.

 

Au fil de l’histoire et au gré des évènements les superstitions se sont succédé,  pour s’inscrire dans le comportement humain dans sa vie au quotidien à ce jour.

 

Comment expliquer la peur qu’ont les marocains du mauvais œil ?

 

Les marocains comme tous les musulmans croient à l’effet négatif de l’œil « al ayn », le regard que peut poser une personne sur une autre sans évoquer le nom d’Allah et cela même sans intention de nuire ou de ressentiments tels que l’envie, la jalousie ou la haine. Le mauvais œil en Islam n’est pas un mythe mais une réalité et la preuve de son existence se trouve dans le Coran et la Sounna. D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit:
« Il n'y a pas de contagion ou d'augure et le 'ayn est vérité».

 

Il faut noter que toutes les religions prêchant l’unicité ‘’Taouhid’’ s’accordent sur l’existence du mauvais œil.

 

Cependant il est important de signaler qu’au-delà des principes de l’Islam,  chez un bon nombre d’individus le mauvais œil et autres croyances prennent une déviation qui favorise la tendance que tout est la faute à l’autre pour se déculpabiliser et fuir la responsabilité de leurs propres actes et leurs conséquences. Il ne se passe pas une chose dans leur existence sans qu’elles ne mettent leur déboire sur le compte du mauvais œil et donc sur la faute à autrui. C’est alors un état d’esprit qui prédomine chez des personnes présentant un manque de confiance en soi en la vie et autres, elles sont alors  sujettes à des pensées négatives et attirent fatalement des déboires de tout genre.

 

Jusqu’où pourrait arriver un superstitieux ? (fkih, marabouts, magie…)

 

La superstition peut avoir du bon quand elle sert de motivation, il n’y a pas de mal à croire qu’un rituel personnel peut attirer la chance, pourvu que l’on agisse objectivement dans ce sens. Croire au pouvoir de la loi d’attraction n’est-il pas une forme de superstition ? Pourtant on sait que la pensée positive ne peut qu’attirer de bonnes choses dans la vie.

 

L’aspect négatif de la superstition réside dans le fait de se laisser manipuler par les forgeurs de croyances erronées dont le but  est de réaliser des gains par le biais de la magie et la sorcellerie. C’est un état d’esprit  qui incite les superstitieux à s’adonner à toutes formes de pratiques ésotériques chacun selon ses desseins pour atteindre leurs objectifs, lancer un sort, attirer l’amour, la chance, l’argent, la prospérité ou encore se libérer d’un envoûtement, se protéger contre le mauvais œil ou le mauvais sort. Ils vont alors chez un fkih pour se faire des gris-gris, des talismans ou amulettes, se faire encenser ou exorciser. D’autre vont plutôt préférer le maraboutage qui consiste en la visite d’un saint avec des dons en argent, bougies ou sacrifice d’un coq noir ou un bouc noir. Et il y a ceux qui vont se payer les services d’un sorciers, ce sont souvent ceux qui cherchent à lancer un mauvais sort à un ennemi ou un rival ou encore pour dominer le conjoint.

 

Enfin face à ces croyances et la vulnérabilité humaines il s’agit d’un terrain propice très favorable à ceux qui cherchent le gain facile et illicite et l’on assiste à la croissance sans cesse de charlatans de tout bord vantant leurs pouvoirs extraordinaires. De nos jours ce sont des métiers qui sont de mieux en mieux organisés qui n’hésitent pas à profiter de la technologie informatique pour toucher le maximum de personnes et augmenter considérablement leur revenu.

 

Comment expliquez vous le fait que certains magiciens volent des enfants dits « zouhri » pour faire leur magie ou encore de déterrer un cadavre?

 

En effet on a noté épisodiquement la disparition d’enfants dits zouhri, enlevés par des pseudo fkihs pour les sacrifier dans le but de déterrer des trésors ensevelis depuis l’ère de l’inexistence de banques et où les richesses sous formes de bijoux de valeur, or, argent, perles et diamants était conservés dans des jarres ou caisses et ensevelis sous terre pour les protéger des éventuels bandes de voleurs qui sévissaient à l’époque.

 

Ces enfants ‘’Zouhri’’ selon les croyances présentent des caractéristiques particulières, cheveux blonds aux yeux verts avec un léger strabisme, une mèche sous forme de boucle naturelle ou encore une ligne continue qui traverse la main. Ces enfants auraient le don d’éloigner les djinns qui seraient à la garde de ces trésors enfouis.

 

Ces pratiques criminelles consistent à égorger l’enfant, car son sang a le pouvoir de faire fuir les présumés djinns.

 

Il n’y a aucune explication à donner autre que les auteurs de ces atrocités souffrent d’une grave psychopathologie dans le sens ou aveuglés par la cupidité ils tentent de satisfaire leurs pulsions par tous les moyens sans mesurer les lourdes conséquences de leurs actes odieux et criminels

 

Il y a des croyances bizarres qui persistent toujours chez nous, comme l’interdiction de verser de l’eau dans les canalisations de crainte de bruler les djinns ou encore de jouer avec les ciseaux de peur de créer un problème entre les membres de la famille. Quelles sont les autres formes de mauvaises croyances que vous connaissez et comment les expliquer ?

 

En effet il y a une multitude de superstitions. Elles sont pour la plus part collectives et parfois universelles mais également individuelles dans la mesure où certains individus toujours animés par une quête de sens se fabriquent leur propre superstition à partir d’une croyance tirée d’une expérience personnelle. Par exemple certains relient un jour à la malédiction parce qu’un certains nombres d’évènements désagréables se sont produits ce même jour de façon récurrentes à travers leur existence. Une coïncidence tout à fait naturelle qui devient donc une superstition.

 

De ce fait on ne peut pas dresser une liste qui serait non exhaustive dans tous les cas

 

 

 

Un autre point qui attire notre attention, par exemple une famille ne doit surtout pas préparer l’eau de rose ou de préparer lakhli3 ou de dédommager du verre et si elle le fait quelque chose de mal va y arriver. Qu’en pensez-vous ? 

 

Cela découle de croyances irrationnelles colportées d’une génération à l’autre et auxquelles on croit dur comme fer. Dédommager un objet perdu, cassé ou détérioré serait maléfique pour la famille qui l’aurait emprunté. Cela ne repose sur aucune explication objective et relève donc de la superstition. A noter que certaines personnes malhonnêtes profitent de la vulnérabilité des autres face à ces croyances pour leur extorquer leurs biens.

 

Le Maroc est un pays musulman, et notre religion interdit toutes ces formes de sorcellerie et de superstition. Qu’en pensez-vous?

 

Il est important de signaler que si le mauvais œil existe dans l’Islam, il existe également des remèdes préventifs et de traitements, l’invocation de la Baraka et le Nom d’Allah, Les ablutions, la lecture du Coran, la prière, la Rouqia selon la Sounna

 

 L’islam interdit tout recours à la sorcellerie, magie ou tout autres pratiques nuisibles qui éloignent du droit chemin


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