Violences conjugales

 

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Définition:

La violence conjugale est, au sein d'un couple, la violence exercée par un des partenaires sur son conjoint ou sa conjointe. Il peut s'agir d'un phénomène circonstanciel (violence situationnelle), mais aussi parfois un processus systémique et évolutif (terrorisme conjugal) au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles. La violence conjugale, dans ces conditions, a des conséquences délétères pour les victimes ainsi que pour les éventuels enfants du couple. Source Wikipédia


Un exemple:

lemonde-fr.jpeg "Il me réveillait et me frappait pour que je réchauffe son repas"


Les diverses formes de la violence conjugale:

 

  • Violences physiques : coups, mutilations, meurtres, etc.
  • Violences sexuelles : viols, agressions sexuelles, proxénétisme
  • Violences verbales et psychiques : chantage, insultes, humiliation/dévalorisation, menaces , pressions, jalousie excessive, etc.
  • Privations et contraintes : vol, destruction de propriété, contrainte (enfermement, séquestration, etc.), privation d'autonomie (confiscation de revenu, de véhicule...) etc.
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Profil des conjoints ayant des comportements violents

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  • Il n'existe pas un portrait type de conjoints ayant des comportements violents envers leur partenaire, notamment en raison de la grande diversité de violence conjugale qui peut être exercée et des facteurs qui y sont sous-jacents.
  • Les études ayant tenté de brosser un portrait de ces conjoints violents ont surtout porté sur les hommes et la majorité ont étudié des conjoints recevant des services ou ayant fait l’objet d’arrestation en lien avec la violence conjugale. Plus récemment, des études ont aussi été réalisées auprès de personnes violentes issus de la population générale.

 

Malgré l’identification de certaines caractéristiques plus présentes chez les conjoints violents, les résultats obtenus dans les études plus récentes ont renversé l’idée d’un portrait unique de la personne violente  envers son conjoint, puisque ces caractéristiques ne permettent pas de décrire toutes les personnes violentes  ayant des comportements violents envers leur partenaire.

Ainsi, les connaissances scientifiques actuelles font ressortir trois typologies de conjoints violents physiquement. Ces distinctions se basent surtout sur la nature et l’intensité de la violence commise par ces personnes et sur les caractéristiques psychologiques qu’ils présentent.

  • Un premier groupe concerne les personnes exerçant la violence dans la famille seulement et correspondrait surtout aux individus identifiés comme faiblement violents dans les enquêtes populationnelle. Ces derniers auraient recours à des comportements violents moins fréquemment et de moindre gravité que les individus des deux autres groupes et cette violence serait confinée à la famille.Les personnes de ce groupe présenteraient des profils psychosociaux moins lourds (faible occurrence de problèmes de santé mentale, peu de mauvais traitements vécus dans l’enfance, faible implication dans des activités criminelles), mais leurs principales difficultés résideraient dans leur manque d’habiletés sociales, leur gestion du stress déficiente et leurs faibles habiletés de gestion des conflits, qui seraient à la base de leurs comportements violents.
  •   Les personnes avec état-limite (aussi appelé groupe de personnes dysphoriques) constituent le deuxième groupe de conjoints violents. Ces individus présenteraient un niveau de violence élevé envers leur partenaire avec une plus grande fréquence d’agression physique. Ils seraient notamment reconnus pour leur humeur imprévisible. Ils auraient des attitudes hostiles envers les personnes de sexe opposé et une tolérance modérée à la violence. Les personnes de ce groupe présenteraient des patrons d’attachement insécurisant, résultant en des comportements de dépendance à leur partenaire et des préoccupations de rejet et d’abandon.Elles consommeraient davantage d’alcool et de drogue et seraient plus susceptibles d’adopter des comportements déviants ou criminels. Finalement, dans leur enfance, ces individus seraient plus nombreux à avoir vécu des mauvais traitements, dont l’agression sexuelle, et à avoir été témoins de violence conjugale.
  •  Le troisième groupe réfère aux personnes antisociales (ou appelés personnes  généralement violentes) où celles-ci présenteraient les niveaux les plus élevés de violence physique, sexuelle et psychologique envers le partenaire. Pour ces individus, la violence constitue un mode de fonctionnement dans toutes les sphères de leur vie, ce qui expliquerait qu’ils soient davantage impliqués dans des crimes violents et qu’ils fassent l’objet de plus d’arrestations. Ceux-ci présentent habituellement peu d’empathie et ont tendance à attribuer leurs émotions négatives et leurs réactions aux autres.Ils présenteraient aussi des patrons d’attachement insécurisant qui se manifesteraient entre autres par des difficultés à faire confiance et des préoccupations importantes de contrôle de leur environnement. Enfin, les personnes de ce groupe présenteraient des attitudes d’approbation de la violence et sont plus nombreux à avoir vécu des niveaux élevés de violence dans leur famille d’origine.

Un manque d'éducation et de dialogue

De façon générale, comme dans toute vie de couple, la violence envers les conjoints trouve souvent son origine dans le passé et notamment la jeunesse du partenaire et sa culture. La rupture du couple qui s'en suit trouve aussi son origine dans l'éducation des partenaires et leur manque de dialogue, des facteurs souvent annonciateurs de conflits potentiels.

 

En effet, au lieu d'aplanir les conflits en cherchant une solution et éventuellement un compromis, chacun garde pour soi les griefs ou les remarques qu'il porte à l'encontre de son partenaire de crainte de sa réaction, de le décevoir ou de le perdre.

Mais agir ainsi est pire que la franchise. Car en ne s'ouvrant pas à l'autre et en refusant le dialogue, les deux partenaires s'orientent tout droit dans une voie sans issue, le premier observant et analysant de manière critique son partenaire, le second imaginant que tout va bien, jusqu'au jour où le couple éclate.

A l'inverse, faire constamment des remarques désobligeantes à son partenaire signifie également qu'ils ne s'accordent pas ensemble et que sans changement d'attitude de part et d'autre, ils ne sont vraisemblablement pas faits pour vivre ensemble. Dans ce cas, autant s'arrêter tout de suite que de subir ou faire subir cette violence déguisée et risquer un affrontement.

Preuve d'une meilleure sensibilisation du public au problème de la violence conjugale, le nombre de consultations médicales pour violence est en recrudescence.

Du fait que les jeunes adultes notamment sont mieux informés qu'hier, les personnes se décident de plus en plus tôt à parler, mais certains blocages existent encore, dus notamment aux traditions, à la culture, et à la peur de porter plainte par crainte des représailles ou par crainte de se retrouver sans ressources pour certains cas.


 

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La violence dans le couple

La violence dans le couple est bien plus répandue qu’on ne le pense, et elle touche toutes les catégories sociales. Selon les études on estime qu’une femme sur cinq a connu ou connaitra la violence dans le couple !

Les études relèvent que le plus souvent ce sont les femmes qui sont victimes de la violence. Néanmoins, il existe aussi des situations de violence dans le couple exercée par la femme sur l’homme. Celle-ci est rare, mais existe tout de même.

Il y a également une forme, très fréquente, que l’on peut qualifier de violence partagée, qui se déclare suite à un conflit qui dégénère. Il ne s’agit plus du conjoint qui bat sa femme, ou l’épouse qui bat son mari, mais tous les deux échanges,  des injures, des gifles, des coups, sans qu'il y en ait un des deux qui soit l'agresseur, et l'autre l'agressé.


Enfin, il y a bien sûr la violence psychologique, dans laquelle l’un des conjoints va systématiquement dénigrer, humilier, rabaisser, insulter, isoler, repousser l'autre, et qui génère beaucoup de souffrance.

 

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